La distillation des fruits récoltés en automne bat son plein actuellement. En effet, le problème essentiel de la distillation, c'est le refroidissement du liquide volatil qui se sépare du distillat : l'alcool. Il s'agit de le refroidir afin de le condenser au mieux et de le récupérer sous forme liquide et parfumé par le fruit. Donc en hiver, les schnaps coulent à flot. Mais on distille aussi en hiver, parce que c'est après l'automne et parce qu'il n'est pas possible d'effectuer d'autres travaux à la campagne, en un mot : on a le temps. Il va falloir que j'en refasse aussi : ma dernière distillation date de 1996, ce fut une mirabelle assez extraordinaire (titrant 58° à la finition, elle doit encore titrer environ 52° à ce jour), un tord-boyaux pour quelques uns, mais pas pour un outre-forestier. Il ne me reste que 3 bouteilles.

Mais voilà que l'Alsace se met également au Whisky ! Ci-dessous celui de la distillerie Lehmann d'Obernai. Un single malt à essayer. Evidemment il ne peut rivaliser avec un Macallan 18 ans d'âge, ou un Glenmorangie des annés 1940, mais il se défend. Je ne sais pas dans quel sorte de fût il a vieilli (les whiskys sont vieillis, pour certains, dans d'anciens fûts de Xérès, Porto et autres vins cuits, mais toujours dans des fûts de chêne).

Whisky_alsacien

A quand une Quetsche d'Alsace 20 ans d'âge ?